Fiche de lecture

Publié le par Giom

Cédric B., que les lecteurs de Jeu de Rôle Mag commencent à bien connaître, se lance dans plus ambitieux que la simple écriture de scénario : le roman. Je ne vous révélerai pas l’histoire en vous disant que ce sont les aventures d’un archéologue qui se retrouve dans l’Egypte ancienne à chaque fois qu’il s’endort : on l’apprend dans les toutes premières pages. En bon scénariste de Jeu de Rôle, Cédric plonge son personnage dans des intrigues énormes, change le cours de l’histoire, ré-invente la montgolfière et le lance-flamme, enfin, on sent la bonne partie de jdr où les PJ vont au bout d’aventures pas très réalistes mais bigger than life, et c’est ça qu’on attend d’une histoire fantastique.

Deux aventures se côtoient, une de nos jours et une dans l’antiquité. Un mécanisme intéressant en campagne dont un MJ  peut s’inspirer pour mener 2 histoires en parallèles et créer ainsi de la variété. Ou bien pour alterner de MJ dans un groupe de joueurs en menant 2 campagnes de front avec les mêmes personnages.

L’aventure onirique, Roman, par Cédric B. Pas encore à la FNAC. Hé, Cédric, où est-ce qu’on peut l’acheter ton roman ?

Bien différent est le roman « Magie de Pacotille » de Kelley Armstrong, un roman de Bit Lit, comprenez Bite Litterature, c’est-à-dire de la littérature avec des morsures, où on retrouve des vampires et des loups-garous. C’est mieux écrit, plus « pro » que la roman de Cédric B. , mais l’histoire  est plate comme l’encéphalogramme d’une morille. Magie de Pacotille raconte l’histoire d’une jeune sorcière belle et sexy essayant de conserver la garde d’une jeune novice de 13 ans qu’on lui a confié. Ses ennemis sont une cabale de mages et de semi-démons qui tente de lui retirer la jeune fille. Je vous ai tout raconté, je viens de vous faire économiser 20 euros et plus de 400 pages de lecture. Parce que l’auteur met 422 pages à vous raconter ça. J’ai dû m’arrêter vers la page 100 pour cause d’ennui profond et d’histoire qui n’avance pas. L’ambiance se résume à « je suis uns sorcière mais j’ai des problèmes de fille comme les autres » et l’humour à « je lance des sorts mais je suis à la cool ; regardez celui-là, il ne fait même pas parti du monde surnaturel, quel tocard ». Vous vous demandez où est l’humour ? Mais puisque c’est écrit en dos de couverture : « une touche d’humour très cool ». Petite consolation, les réminiscences rôlistes sont nombreuses, la boule de feu est un sort de niveau 3 d’après l’héroïne, les chefs de meute de loup-garou sont des Alpha et la petite sorcière lance des sorts de Confusion. Bon, je ne suis peut-être pas le bon public. Kelley Armstrong écrit des romans de fille pour des filles, pour fan absolu de Monde des Ténèbres. Ce genre de littérature rencontre un succès important. Dans exactement le même style mais en pire, il y a Kim Harrison, qui a écrit Sorcière pour l'Echafaud , Le Bon, la Brute et le Mort-Vivant et Sorcière blanche, coeur noir . L’idée de roman dans le Monde des Ténèbres me tente, mais je n’ai pas encore trouvé l’auteur de Bit Lit qui m’éclate. Il paraît qu’il faut que j’essaie Laurell K. Hamilton.

Tous ces romans sont chez l’éditeur Bragelone et s’achètent sur fantasy.fr

Publié dans Critiques culture

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