TACTIQUES EN GN

Publié le par le joueur

Bonjour,

 

Le prochian JdR Mag n°15 contiendra un gros dossier GN et nous n'avons pas abordé un certains nombres de sujet quiavanient déjà été traités ailleurs. Voici une nouvelle reprise d'un article de GN Mag sur un thème qui nous tenais à coeur.

 

Le mur de boucliers des soldats impériaux attendait de pied ferme sur le champ de bataille. Ils avaient déjà défait le mur de boucliers des orcs et celui des hauts elfes. Pas de doute qu’ils viendraient facilement à bout du mur de boucliers des skavens qui s’approchait d’eux. Le mur de boucliers des barbares les inquiétait un petit peu car il était fort imposant, mais il sortirait certainement fort affaibli de son affrontement avec le mur de boucliers des démons.

 

L'intérêt du mur de boucliers

La variété des races est l’apanage de l’héroïc-fantasy. Celles-ci ont leurs préférences et leurs différences en matière de stratégie. Pourtant, force est de constater qu’en GN, le mur de boucliers, parce que c’est la formation la plus facile à mettre en place, et sans doute la plus efficace, est le plus usité des dispositifs tactiques lors des gros affrontements peu ou pas scénarisés, de type Avatar ou Gathering. Si ce mode de combat convient bien à certains types d’armées du fait de leur équipement, il est pour le moins folklorique, voire contre-nature, pour d’autres qui n’hésitent cependant pas à l’utiliser.

Il est vrai qu’en l’absence de cavalerie ou de force aérienne (difficiles à mettre en place en GN), l’éventail des dispositifs tactiques disponibles est assez réduit, en tout cas en plaine. Il est pourtant possible d’essayer d’innover un peu.

 

À qui convient le mur de boucliers ?

À toute armée disciplinée et bien armurée. On citera les troupes militaires humaines (de type soldats impériaux ou mercenaires), les mort-vivants et éventuellement les hauts elfes. S’il y avait plus de nains en GN, ils pourraient sans doute efficacement utiliser cette même formation et ses éventuels dérivés (tortue ou cercle.) Rappelons que former un mur de boucliers consiste à placer les guerriers de la formation en deux ou trois rangs, le premier rang étant formé par des porteurs de pavois qui se mettent côte à côte en essayant de laisser le moins d’espace entre leurs boucliers pour arrêter les coups de l’ennemi. Le deuxième rang comprend les porteurs d’armes longues et le troisième les archers et les lanceurs de sort.

 

Les tirailleurs

Cet autre dispositif est sans doute la meilleure alternative à celui qui est proposé ci-dessus et  abondamment décrit dans des articles précédents. Les tirailleurs remplacent un peu les troupes de cavalerie légère d’antan. Pour qu’ils soient efficaces, il faut qu’ils observent une certaine discipline, qu’ils aient une bonne condition physique (il va falloir courir !), qu’ils soient légèrement équipés afin de pouvoir se déplacer rapidement et qu’ils aient un maximum d’armes de jet afin de harceler leurs adversaires. Pour bien faire, les tirailleurs doivent être utilisés conjointement avec un mur de boucliers. Il ont peu de chance de vaincre seuls une armée bien campée sur ses positions, à moins d’un réel surnombre, ou de disposer de beaucoup de temps et de pouvoir tenter un vrai siège.

Une troupe de tirailleurs doit à tout prix éviter de rester enferrée dans un engagement avec l’ennemi, à moins d’avoir une supériorité numérique ou militaire écrasante car, étant moins bien armurée, elle risque fort de se faire balayer. Ce dispositif conviendra à merveille à des elfes sylvains et à certains types de barbares, éventuellement à des gobelins.

 

La charge

À manipuler avec prudence afin de ne blesser personne, la charge peut éventuellement s’avérer payante contre des murs de boucliers formés par des guerriers peu chevronnés, ou contre des tirailleurs se laissant engager. Cependant, si l’ennemi ne se laisse pas intimider, elle échouera probablement. Il semble pourtant que ce devrait être la technique de prédilection de certaines races peu subtiles, comme les orcs, les hommes-bêtes, les démons et certains barbares.

 

Ces tactiques peuvent s’avérer difficiles à mettre en place et défavorables sur un plan purement stratégique. Mais en cas de victoire, la satisfaction n’en est que plus grande.

 

À l’aide des règles

Si les organisateurs désirent encourager l’emploi de variantes tactiques par leurs joueurs, il serait bon de le favoriser en accordant certains avantages en fonction de la race. Par exemple, si un orc peut lancer une fois par combat un « tu fuis » sur un adversaire (afin de simuler la peur qu’il inspire), il y a beaucoup plus de chance de voir fonctionner une charge. Cet avantage peut bien sûr être compensé par une limitation, afin de ne pas avantager plus une race que l’autre (par exemple, les orcs pourraient voir leurs capacités magiques limitées).

 

UKKO

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