Quelques conseils pour écrire un jeu de rôle

Publié le par Jeu de Rôle magazine

 

Ecrire du jeu de rôle, c’est écrire tout court. Voici quelques conseils issus du retour d’expérience du concours du Royal Rumble, le célèbre concours de scénario.

 

1. Soignez la présentation


- Ecrire les termes techniques tout le temps de la même façon : certain termes peuvent être pris à la fois comme un terme technique ou dans leur sens le plus commun. Par exemple, dans un hypothétique Star Wars D20 en français, la « force » peut aussi bien être la caractéristique du personnage, l’espèce de puissance mystique reliant tous les êtres vivants que ce qui différencie le fort du faible. Là encore, il faut faciliter le travail du lecteur en essayant de trouver une typographie spécifique pour chaque sens important (par exemple, « FORce »,  « Force » et « force ») et ne pas les mélanger ; 
-Prévoyez des  encadrés ; 
- Faire la chasse aux fautes d’orthographe (oui je sais, pas comme dans ce texte).



2. Scénarii : Faites des choix


De façon générale, il faut également essayer de trouver la limite entre laisser de la liberté au meneur et lui faire faire le travail à votre place.


3. Evitez les « privates jokes »


Là aussi, quelque chose à éviter comme la peste. Ce genre de passages, lorsqu’ils ne sont pas fait avec finesse – et ils le sont rarement - , décrédibilisent énormément ce que vous écrivez. Cela revient généralement à faire passer votre production pour de l’amateurisme, dans le mauvais sens du terme et a à peu près le même effet que les gens qui passent à la télé et en profite pour faire coucou à tout le monde : on sent bien que c’est exceptionnel, que cela ne se reproduira pas, et que finalement, cela ne vaut pas grand chose.

Il vaut mieux éviter de se placer soit même dans son jeu en utilisant son propre nom. 


4. Evitez de parler au lecteur et le langage parlé


Même si ce texte donne le mauvais exemple, le langage parlé est presque toujours à proscrire, de même que les interpellations directes du lecteur. Il y a bien sûr des exceptions, mais quand on ne s’appelle pas Greg Stolze ou Julien Blondel et qu’on ne bosse pas sur Unknown Armies, il vaut mieux faire très attention.  
Un produit édité (jeu ou livre), dès qu’il est vendu, se doit de démontrer que le prix auquel il est vendu est mérité, et donc qu’il y a du travail derrière. Consciemment ou pas, le langage parlé rabaisse ce travail et peut parfois être pris comme un manque de respect vis-à-vis du lecteur. Faire très attention donc. 
Toutefois, les interpellations peuvent passer beaucoup plus facilement dans une section de type « conseils » (typiquement pour le meneur).


5.  Evitez les blagues lourdes


Presque un corollaire des points précédents. L’humour lourd est loin d’être toujours partagé par tous et sauf jeu s’y prêtant particulièrement, il vaut mieux faire très attention au type d’humour employé. L’humour, c’est bien, c’est probablement le meilleur des styles. L’humour lourd, le pire. Si vous avez un doute, demandez à votre conjoint.

Les blagues lourdes permettent de relâcher la pression, mais uniquement de ceux qui les écrivent. Sauf exceptions, à bannir donc.


6. Relisez-vous !


 

Merci à http://tartofrez.canalblog.com/archives/royal_rumble/index.html

 

 

 

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