Conseil d'écriture

Publié le par Jeu de Rôle magazine

Dans notre n°7, qui sort en juin, nous lancerons un grand concours de scénario. Voici quelques conseils d’écriture de scénarii tirés de conseils d’écriture de romans. A appliquer lorsque vous écrivez un scénario ou une campagne, mais aussi en live pendant vos séances de masterisation.


Le scénario

 Dans la « mécanique » d'un « bon » scénario, l'action, l'émotion et la « réflexion » constituent les trois piliers de votre histoire et doivent intervenir à tour de rôle. Les trois éléments doivent constamment s'imbriquer : action et émotion sont les moteurs qui permettent d'induire l'information et de susciter la réflexion. L'information et la « philosophie » (qui se dégage de tout scénario digne de ce nom) ne doivent donc pas être traitées en tant qu'objets spécifiques, mais plutôt s'insérer au fil de l'action. 
Faire intervenir au minimum trois camps, et non pas seulement deux (bien vs mal). Le scénario n'en sera que plus riche en péripéties.


 
La gestion du rythme et du temps de l'action.

 Au niveau du rythme, l'histoire doit progresser vers un point culminant où la tension est à son comble, où toutes les questions posées trouvent une réponse, c'est le climax. Après cela, la conclusion est rapidement menée. La succession d'événements menant du point de départ au climax permet de trouver le fil conducteur qu'il faut suivre pour dérouler le récit. Le thème et l'intrigue doivent suivre chacun une progression dramatique identique.


Le début

 Fuir les explications initiales. Les débuts « in medias res » seront préférés.

Souvent, le « vrai » début est à chercher dans le texte, parfois très loin de votre début initial : dès qu'il est trouvé, il faut alors rayer impitoyablement tout ce qui a été écrit avant.


Style 
  Proscrire les lourdeurs : verbes être et avoir, allitérations en « an », participes présents, adverbes en « ment », plus que parfait... Utiliser un vocabulaire précis, bannir les indéfinis. Attention à la sonorité des phrases, il est parfois bon de se relire à voix haute pour écouter la musicalité du texte. Un texte doit « couler » à la lecture.  
Le décor est un personnage : il participe à l'action. Privilégier de ce fait les verbes d'action aux verbes statiques (ex : De longs cheveux blonds dégringolaient sur son dos au lieu de elle avait de longs cheveux blonds).


Combat 

Les cinq sens doivent être présents durant la bataille. Ne jamais oublier l'odeur.


Les personnages 

Soigner ses méchants. On privilégiera les méchants « attachants ». Le méchant doit avoir des objectifs précis.

Travailler la façon de parler des personnages : tous ne doivent pas parler de la même façon. Certains auront un registre plus vulgaire, d'autres au contraire un registre précieux. Les tics de langage sont également la bienvenue.

Veiller à ce qu'ils restent conformes à eux-mêmes durant toute la campagne. 
Les archétypes sont toujours très porteurs, ils ne sont donc pas à proscrire, mais à utiliser avec précaution. L'archétype est proche du stéréotype, il faut donc se le réapproprier et ne le faire ni trop bon, ni trop méchant. Il doit également posséder des faiblesses.

Ne pas choisir le nom au hasard, mais plutôt lui donner de la « substance ».


Conseils tirés entre autre de l’article de Keina, avec des idées de Milési, Gaborit, Marsan, Vilà, Ségura, Brunner 

 

 

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